Le calcium est le principal constituant minéral des os et des dents. Il intervient dans de nombreuses fonctions physiologiques essentielles, notamment la régulation de l’activité cardiaque, la détermination de l’excitabilité neuromusculaire, la contraction et la relaxation des muscles lisses de la paroi des vaisseaux sanguins, le métabolisme énergétique musculaire en participant aux mécanismes de dégradation du glycogène en glucose, ainsi que dans les différentes étapes de la coagulation sanguine.

Chez le cheval, le calcium est principalement absorbé au niveau de l’intestin grêle. Contrairement à certains autres minéraux, il n’existe pas de site d’absorption compensatoire plus distal, ce qui rend son assimilation particulièrement dépendante des conditions intestinales et de la composition de la ration.

Plusieurs facteurs nutritionnels peuvent limiter son absorption. Un excès de phosphore réduit la biodisponibilité du calcium. Les phytates, présents notamment dans le son de blé, complexent également le calcium et diminuent son absorption intestinale. De même, les oxalates contenus dans certaines plantes, telles que le rumex, la rhubarbe, le gouet, l’oseille ou encore l’épinard, se lient au calcium pour former des sels insolubles, réduisant ainsi sa biodisponibilité. Dans certaines circonstances, ces complexes peuvent également favoriser la formation de concrétions urinaires.

L’équilibre entre les différents minéraux revêt une importance majeure. Le rapport calcium/phosphore de la ration doit idéalement être compris entre 1,2:1 et 1,8:1, avec un objectif proche de 1,5:1. Le rapport calcium/magnésium est quant à lui idéalement voisin de 2:1.

Les rations basées principalement sur le foin sont généralement bien pourvues, voire excédentaires, en calcium, contrairement aux rations riches en concentrés céréaliers, qui présentent plus fréquemment un apport calcique insuffisant au regard de leur teneur en phosphore.

Un excès chronique de calcium peut perturber l’équilibre minéral en induisant secondairement des déficits en phosphore et en magnésium. Il peut également favoriser l’apparition de troubles du métabolisme osseux, contribuer au développement d’affections rénales à long terme et modifier le pH intestinal, avec des répercussions potentielles sur l’équilibre du microbiote digestif. Toutefois, chez le cheval sain, l’excès de calcium est généralement éliminé efficacement par voie urinaire, ce qui explique l’aspect fréquemment blanchâtre et trouble de ses urines.

Les besoins d’entretien en calcium du cheval adulte sont estimés à 0,043 g/kg de poids vif par jour.